Exemple de CV Banquier d'affaires & Modèle

Mis à jour :

Mots-clés ATS essentiels

  • Fusions-acquisitions
  • M&A
  • Banque d’affaires
  • Corporate finance
  • Sell-side
  • Buy-side
  • LBO
  • Modélisation financière
  • Valorisation
  • DCF
  • Due diligence
  • Mémorandum d’information
  • Data room
  • Private equity
  • Origination

Ce que recherchent les recruteurs

En banque d’affaires, le CV est lu vite et comparé à des dizaines de profils proches : la clarté prime. Les recruteurs regardent d’abord la formation (école, spécialisation) et la cohérence du parcours, puis la qualité des stages et des postes occupés : M&A, transaction services, private equity, financement d’acquisition. Pour chaque expérience, ils cherchent les opérations auxquelles vous avez participé, leur nature (cession, acquisition, LBO, levée de fonds), leur taille et votre rôle exact. Montrez aussi les qualités du métier : rigueur des modèles, endurance, aisance rédactionnelle en français et en anglais, discrétion. Une page reste la norme jusqu’au niveau associate ; au-delà, joignez si besoin une liste d’opérations anonymisée, appelée deal sheet.

Exemples de formulations par niveau d'expérience

Débutant

  • Construit le modèle LBO d’une acquisition de 120 M€ par un fonds, utilisé pour une offre indicative
  • Rédigé l’analyse financière et sectorielle d’un mémorandum d’information pour la cession d’une ETI industrielle
  • Établi une liste de 150 acquéreurs industriels et financiers pour un mandat de cession : 12 lettres d’intention reçues
  • Géré la data room d’une cession pendant huit semaines : 900 documents classés, 350 questions suivies

Intermédiaire

  • Coordonné l’exécution d’une cession de 250 M€, des due diligences à la signature, en cinq mois
  • Présenté le dossier de financement d’un LBO à six banques : dette senior obtenue aux conditions du plan
  • Organisé les présentations du management auprès de huit fonds d’investissement : trois offres fermes reçues
  • Réalisé la valorisation d’une société cotée lors d’une offre publique, en lien avec l’expert indépendant

Senior

  • Dirigé cinq opérations simultanées, de 80 M€ à 700 M€ de valeur d’entreprise, avec une équipe de six banquiers
  • Obtenu quatre mandats de cession auprès d’actionnaires familiaux suivis depuis plusieurs années
  • Négocié une hausse de prix de 9 % après la due diligence, en défendant le plan d’affaires du vendeur
  • Structuré une ouverture de capital minoritaire de 70 M€ préservant le contrôle du dirigeant fondateur

Erreurs courantes dans un CV

Révéler des informations confidentielles

Une opération non annoncée, le nom d’un client ou un prix non public n’ont rien à faire sur un CV : la confidentialité fait partie du métier, et le recruteur le vérifiera. Décrivez l’opération par son secteur, sa nature et sa taille, par exemple « cession d’un éditeur de logiciels, valeur supérieure à 100 M€ ».

Des opérations sans votre rôle

Aligner des opérations prestigieuses ne suffit pas : l’analyste d’un grand dossier n’en a parfois vu qu’une partie. Précisez votre contribution : modèle construit, mémorandum rédigé, data room gérée, acquéreurs contactés, négociation suivie. Distinguez aussi les opérations finalisées de celles qui ont été abandonnées ou sont encore en cours.

Surjouer son niveau technique

Annoncer une maîtrise experte de la modélisation LBO quand on a surtout mis à jour des modèles existants est risqué : les entretiens comportent souvent des questions techniques, voire un test de modélisation. Décrivez votre niveau réel et les exercices réalisés seul. Mieux vaut un CV modeste et solide en entretien qu’une promesse démentie.

Un CV de deux pages

Pour un poste d’analyste ou d’associate, une page suffit. Supprimez les jobs étudiants sans lien avec la finance, sauf s’ils montrent une vraie responsabilité, et résumez les activités associatives en une ligne. Gardez des centres d’intérêt précis : ils servent souvent à lancer la conversation en entretien.

Négliger la version anglaise

Selon la banque, le CV est demandé en français ou en anglais, et beaucoup d’équipes travaillent en anglais au quotidien. Préparez deux versions cohérentes, avec les mêmes chiffres et les mêmes dates. Faites relire la version anglaise : dans un métier où chaque document doit être irréprochable, une faute coûte cher.

Évolution de carrière

Stagiaire puis analyste / 0–3 ansExécution des opérationsModélisation, recherches, mémorandums, data room, pitchs
Associate / 3–6 ansGestion quotidienne des opérationsCoordination des analystes, relation avec les conseils, revue des modèles
Vice President ou directeur / 6–10 ansPlusieurs mandats en parallèlePilotage de l’exécution, négociation, relation client
Managing director ou associé / 10 ans et plusUn secteur ou des clients clésOrigination des mandats, relation avec les dirigeants

Questions fréquentes

Comment faire un CV pour la banque d’affaires ?

Tenez-vous à une page, avec une mise en page sobre : formation, expériences, compétences et langues, centres d’intérêt. Placez la formation en tête si vous êtes étudiant ou jeune diplômé. Pour chaque stage ou poste, citez les opérations (nature, secteur, taille) et votre rôle. Ajoutez vos résultats académiques s’ils sont bons et votre niveau d’anglais, puis relisez chaque chiffre.

Faut-il un CV en anglais pour postuler en M&A ?

Cela dépend de la banque. Les établissements anglo-saxons et une partie des boutiques demandent un CV en anglais, d’autres l’acceptent en français. Lisez l’annonce ou la page carrières et, en cas de doute, préparez les deux versions. Elles doivent être identiques sur le fond : mêmes opérations, mêmes dates, mêmes chiffres. Expliquez seulement les intitulés propres à la France, comme le Programme Grande École.

Comment présenter ses opérations sur un CV M&A ?

Une ligne par opération suffit : nature (cession, acquisition, LBO, levée de fonds), secteur, taille ou fourchette de valeur, statut et votre contribution. Utilisez un nom de code ou une description anonyme lorsque l’opération n’est pas publique. Après quelques années, regroupez les opérations dans une liste séparée, la deal sheet, que vous transmettez si le recruteur la demande.

Quels stages faire pour entrer en banque d’affaires ?

Les recruteurs apprécient un parcours cohérent : un ou plusieurs stages en M&A, complétés par du transaction services, de l’audit, du private equity ou du financement d’acquisition. L’année de césure proposée par de nombreuses écoles permet d’enchaîner deux stages de six mois. Une petite boutique donne souvent plus de responsabilités ; sur le CV, c’est votre contribution concrète aux opérations qui compte.

La certification AMF est-elle utile pour un banquier d’affaires ?

Elle n’est pas exigée pour le conseil en fusions-acquisitions en tant que tel. La réglementation impose en revanche une vérification des connaissances pour certains métiers des prestataires de services d’investissement, comme la vente, la gestion ou l’analyse financière. Beaucoup d’écoles de commerce préparent à l’examen certifié AMF : si vous l’avez réussi, indiquez-le avec l’année dans vos formations.

Texte du CV

Profil professionnel

Vice President M&A avec plus de sept ans d’expérience en conseil en fusions-acquisitions, dans deux banques d’affaires indépendantes, à Lyon puis à Paris. Spécialisé dans les cessions et acquisitions d’ETI et de sociétés sous LBO, principalement dans la santé et les technologies : 14 opérations finalisées, pour une valeur cumulée d’environ 2,8 Md€. Encadre une équipe d’analystes et d’associates, de la valorisation au closing, et participe à l’origination des mandats.

Expérience

Analyste puis associate (2022), Vice President M&A depuis 2025 — Thouret Daguet & Associés

• Exécuté 10 opérations de cession, d’acquisition et d’ouverture de capital, de 60 M€ à 900 M€ de valeur d’entreprise, pour des fonds d’investissement et des actionnaires familiaux

• Encadré une équipe de quatre analystes et associates : modèles financiers, mémorandums d’information, data room et questions-réponses des acquéreurs

• Coordonné un processus d’enchères à deux tours pour la cession d’un éditeur de logiciels de santé : 40 acquéreurs contactés, 6 offres fermes

• Négocié aux côtés des avocats les termes clés jusqu’au closing : prix, earn-out, garantie d’actif et de passif

• Accompagné un groupe de laboratoires d’analyses médicales dans trois acquisitions successives en 18 mois, du ciblage à la signature

Analyste M&A — Varlin Corporate Finance

• Participé à quatre opérations finalisées (cessions de PME industrielles régionales, LBO secondaire), dont deux conclues pendant le confinement de 2020

• Préparé les dossiers de financement d’acquisition présentés à cinq banques : dette senior obtenue pour deux LBO

• Réalisé une étude sur la sous-traitance industrielle en Auvergne-Rhône-Alpes, réutilisée dans trois pitchs

Formation

Master in Management – Programme Grande École (grade de master) — Management — ESCP Business School

Admission sur titre en cycle master ; cours électifs en finance d’entreprise et fusions-acquisitions ; stages en transaction services et en M&A

Licence — Économie — Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Compétences

Modélisation financière (LBO, modèles intégrés)

Conseil en fusions-acquisitions (sell-side, buy-side)

Valorisation (DCF, comparables, transactions)

Mémorandums d’information et pitchs

Coordination des due diligences

Négociation (prix, earn-out, GAP)

Capital IQ et Mergermarket